A la découverte de la Normandie du D-Day

Cela un an et demi que je devais faire ce court séjour mais la Covid et les confinements successifs m’avaient empêché d’accéder à ce rêve de 30 ans.

Oui ça fait 3 dizaines d’années que je voulais voir de mes propres yeux ces lieux chargés d’histoire et de pans de l’Histoire avec un grand H.

J’ai une passion dévorante pour tout ce qui a trait à la Seconde Guerre Mondiale et après avoir vu les lieux emblématiques d’Europe de l’Est, ne manquait que la Normandie et ses plages.

Bien que je sache déjà un peu dans quels sites et quelles villes m’arrêter, j’ai quand même fait appel au talent et au superbe travail de Elise Reynard, travel planner indépendante pour Esev Voyage

Elle a concocté le petit carnet de route parfait pour que mes 3 jours normands soient les plus riches, les plus intenses et pittoresques possibles et tout ça selon mes envies, mes réservations déjà effectuées…

Au travers des pages détaillées pour chaque jour, des cartes interactives reçues quelques jours plus tôt par mail et de la liste pleine de bonnes adresses à la fin de mon carnet, j’ai pu vivre un séjour sans prise de tête pour pouvoir ainsi profiter de chaque instant au maximum.

230km d’histoire et de mémoire

Pour cette première fois en Normandie, il a fallu faire des choix mais en même temps comment ne pas s’arrêter dans chaque village au nom évocateur, à chaque morceau de côté si affreusement célèbre ?

Alors en une journée marathon, j’ai opté pour les voies longeant la côte et les sites les plus marquants. Malgré une sélection drastique, ce périple m’a emmené dès 8h le matin de Ste Mère Eglise et son fameux parachutiste suspendu au port de Ouistreham et Sword beach aux alentours de 19h.

Entre ces deux horaires et ces deux lieux : 5 plages dont les 7km de Omaha Beach, des sites naturels en territoire américains comme la pointe du Hoc, des lieux souvenirs avec les cimetières allemands et américains, des batteries allemandes cachées dans le bocage normand.

Lorsque l’on pose un pied sur le sable d’Utah beach, on ressent immédiatement la charge émotionnelle qui s’en dégage. Ces longs bancs de sable, ces dunes maintenant réaménagées, ces sculptures en bronze au réalisme surprenant, tout est là pour que l’on touche un peu du doigt cette Histoire que nous ferions mieux de nous remémorer.

Autant mon rêve était de croiser un vétéran – même si malheureusement 77 ans après , il n’en reste vraiment qu’une poignée -, autant voir de nombreux jeunes gens en visite sur les traces de ce passé m’a ému. Si seulement, ces voyages pouvaient être obligatoires pour sensibiliser les nouvelles générations au sacrifice humain fait par des jeunes gens qui avaient leur âge mais qui croyaient vraiment en la Liberté, la Fraternité et le Patriotisme. Notre monde s’en porterait certainement un petit peu mieux.

Bien plus que des mots, voilà cette journée en photos. Evidemment l’horreur de la Guerre n’y est plus présente directement de manière visible ( la Nature a fait son œuvre pour gommer ou estomper les dégâts des hommes ) mais malgré tout on arrive à imaginer tout ce que ce débarquement a impliqué d’hommes, de matériel, de stratégie, de pertes…

Impossible de rester insensible devant la sobriété du cimetière allemand de La Cambe ( qui accueille en son sein bon nombre de très jeunes hommes âgées d’à peine 18 ans voire 16 pour certains) autant que l’on reste sans mots devant les vastes plaines de croix blanches du cimetière américain de Colleville.

Difficile d’imaginer que les énormes blocs de béton coulés au large d’Arromanches ne sont qu’un petit pan de l’énorme port artificiel concu par les alliés.

En fait quelque soit le lieu, tout est innimaginable et les nombreux musées des alentours sont là pour nous aider à nous rappeler l’indissible !

Parmi ces musées, comment ne pas évoquer le Mémorial de Caen ? Lieu incroyable dont la vocation première est de prôner la paix entre les peuples en nous offrant une plongée effroyable dans les abîmes des dictatures et des guerres. Bien plus qu’un musée sur lé débarquement , c’est un musée qui dénonce la guerre en général et ses horreurs.

Après l’horreur de la guerre, le bonheur des bains de mer 

Bien que la cause de mon séjour normand soit les lieux du D Day, il fallait aussi un peu de plaisir et de futilités. Et Deauville est une bien belle destination pour cela.

Un Homme et Une Femme, le festival du film américain, sa plage emblématique et ses cabines aux noms d’acteurs et réalisateurs américains et évidemment ses palaces dont le célèbre Normandy et son grand frère Le Royal Barrière.

Et c’est juchée sur mon vélo que ma balade en bord de mer m’a emmené jusqu’à Trouville pour profiter d’un bain de mer comme à la belle époque.

Magique Deauville, Envoûtante Trouville…

3 jours n’ont pas suffi mais ça je le savais. Normandie, promis, juré je reviendrai.

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